On connait les écrivains voyageurs. Caryl Ferey, lui, est un écrivain globe-trotter.
L’auteur De Zulu et de Paz a grandi en Bretagne. Mais dès son adolescence, Caryl Ferey est torturé par deux démons exigeants. L’écriture, et les voyages. A vingt ans à peine, il traverse l’Europe en moto.
Depuis, il arpente le monde, inlassablement, perfecto sur le dos, l’air tout droit sorti de la pochette du premier album de the Clash. Et il nourrit son œuvre de ses voyages.
Rares sont les romans de Caryl Ferey qui se déroulent en France. En un peu plus de vingt ans, Ferey nous a emmenés en Argentine, au Chili, en Nouvelle Zélande, en Colombie, en Afrique du Sud. Et il est devenu, sans en avoir l’air, l’un des grands noms du polar français contemporain. Le genre à vendre des centaines de milliers d’exemplaires de ses livres.
Son dernier roman, Lëd, nous plonge dans l’âpre réalité de Norilsk, en Russie. La ville la plus proche du Cercle polaire, mais aussi l’une des villes les plus polluées du monde. 70 % de la population travaille dans les mines de nickel et de cuivre.
La découverte du corps d’un éleveur de rennes, et l’enquête qui va suivre, vont servir de prétexte à Ferey pour nous offrir un formidable roman noir choral, politique et social, peuplé de personnages inoubliables.
” Un polar aux antipodes, gros comme une congère, mais aussi affûté qu’une stalactite”. Le Monde
“Malgré la corruption, les trahisons, la rudesse du décor, Férey nous emporte, soufflant avec maestria le chaud sur le froid”. Le Point


