David Vann

Ce qu'en dit la presse ...

Sukkwan Island, d’une noirceur maléfique, porte le trouble à l’incandescence. Magnifique.

Martine Laval, Télérama

David Vann fait une entrée fracassante dans le monde des lettres avec 
un premier roman glaçant, publié par les éditions Gallmeister en janvier 2010 : Sukkwan Island ; le succès est immédiat, le livre est couronné du prix Médicis étranger. Suivent cinq ouvrages construisant incontestablement une œuvre.

David Vann nait en Alaska en 1966 ; très jeune, son père l’initie au maniement des armes, à la chasse à travers les grands espaces ; autant d’éléments qui façonnent l’adolescent et constitueront les clés de son œuvre. Le suicide de son père, lorsqu’il avait 13 ans, sera l’élément traumatique qui présidera à l’écriture de Sukkwan Island.

Et David Vann de décliner la violence familiale dans Désolations, Impurs et Goat Mountain. Écrivain de la nature et de la famille, il entraîne le lecteur, qui n’en ressort jamais indemne, dans des univers hostiles et paradoxalement clos. Le règlement de compte familial est à nouveau au cœur d’Aquarium, publié en 2016, mais, pour la première fois, est évoquée la possibilité d’une rédemption. Les démons continuent de roder mais les dompter semble désormais envisageable.

Avec son septième écrit, L’Obscure Clarté de l’air, paru en octobre, David Vann propose une relecture du mythe de Médée : choix surprenant de prime abord, qui résonne cependant avec les récits précédents. Médée, personnage complexe, profondément déchiré, monstre effroyable, mais tragiquement humaine dans sa détresse, ne pouvait que séduire David Vann.

B.G-S.

Bibliographie sélective