Donald Ray Pollock

Ce qu'en dit la presse ...

L’écrivain américain fait danser sur le ring une triste équipe de paumés, de cinglés et d’assassins. Foudroyant.

Le Monde

Il est des livres qui vous marquent à jamais. La sortie de Knockemstiff, en 2010, a été un choc pour les quelques chanceux qui ont découvert le recueil de nouvelles de Donald Ray Pollock, ce quinquagénaire de l’Ohio qui avait travaillé toute sa vie dans une usine à papier et n’avait quitté qu’à de rares occasions le comté de Ross où il est né.

          Noires, crues, désespérées, et pourtant vibrantes d’humanité, ces histoires que l’on pensait avoir lues mille fois ne ressemblaient à aucune autre. Pollock racontait ce qu’il connaissait, le petit village de Knockemstiff où il avait grandi.  Et c’était la naissance de l’un des plus grands écrivains américains du XXIe siècle.

          Son premier roman, Le Diable, tout le temps, publié chez Albin Michel, confirma l’essai. Epopée southern gothique hallucinée, le livre remporte le Grand prix de littérature policière, et une moisson spectaculaire d’autres prix.

          Depuis 2017, et la création de Libri Mondi, nous guettions avec impatience son prochain livre, espérant que l’auteur, extrêmement rare de ce côté-ci de l’Atlantique, nous ferait l’honneur de venir en Corse. En vain. Depuis Une mort qui en vaut la peine, en 2016, Donald Ray Pollock n’a plus rien publié.

          Mais cette année, Albin Michel a eu la riche idée de publier Knockemstiff et Le diable, tout le temps dans une traduction retravaillée. C’était l’occasion ou jamais. Nous avons écrit à Pollock, sans trop y croire, et il a répondu oui à notre invitation.

          On ne s’en est pas encore remis. Et si vous trouvez que l’on exagère, c’est que vous ne l’avez pas encore lu.

Bibliographie sélective

Knockemstiff, Ohio

Buchet/Chastel 2010 ; Terres d’Amérique, Albin Michel, 2026

Le diable, tout le temps

Terre d’Amérique, Albin Michel, 2012, 2026

Une mort qui en vaut la peine

Terre d’Amérique, Albin Michel, 2016