Photo © Francesca Mantovani

Étienne Kern

Ce qu'en dit la presse ...

C’est un livre intime et particulièrement émouvant, une pépite de la rentrée passée trop inaperçue.

RTL

Un homme saute du 1er étage de la Tour Eiffel, le 4 février 1912. Et s’écrase au sol. Le costume parachute qu’il avait créé ne s’est pas ouvert. Les actualités Pathé ont filmé le drame. Plus d’un siècle plus tard, ces images ont été vues des millions de fois, sur Youtube. Entre le dernier clip à la mode et
une recette de cuisine… 

Pour beaucoup, c’est une mort grotesque. Voire risible. Une mort sans visage. Pour Étienne Kern, c’est la fin tragique d’un tailleur pour dames d’origine autrichienne, Franz Reichelt. Qui « a poussé l’aveuglement jusqu’au sublime ».

Etienne Kern, normalien et agrégé de lettres, avait signé plusieurs essais remarqués sur la littérature. Les Envolés est sa première oeuvre de fiction. Ce coup d’essai est un coup de maître, couronné du Goncourt du premier roman.

Kern, dont l’apparente sobriété du style ne donne que plus de force au propos, rend toute sa dignité à Franz Reichelt. Par touches impressionnistes, sans se livrer à l’exercice, parfois pesant, du roman historique, il trace dans Les Envolés le portrait de Reichelt, étranger à sa propre vie, mais également celui d’une époque d’effervescence créatrice, où
l’on préférait la mort au renoncement.

Bibliographie sélective

Les envolés

Gallimard, 2022