Photo ©Pauline Rousseau/P.O.L

Rebecca Lighieri

Ce qu'en dit la presse ...

Rebecca Lighieri écoute parler les corps, oscillant de la tragédie antique à la psychologie la plus fine, de la critique sociale au thriller, avec le style de haute tenue qu’on lui connaît.

Elle

Karel, Hendricka et Mohand grandissent à Marseille, dans les années 90, au pied des tours des quartiers Nord. A l’ombre d’un père brutal, cruel et toxico, et d’une mère qui préfère regarder ailleurs. Et ils sont bien décidés à arracher leur liberté. Quel qu’en soit le prix. 

« L’espérance de vie de l’amour, c’est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c’est l’enfance, quand elle s’est mal passée », écrit Rebecca Lighieri dans Il est des hommes qui se perdront toujours, publié en mars dernier. 

Rebecca Lighieri, c’est l’autre nom de plume d’Emmanuelle Bayamack-Tam, l’un des écrivains phare des prestigieuses éditions P.O.L. À Emmanuelle, les textes les plus déroutants, les plus poétiques, tel Arcadie, prix Inter en 2018. 

Et à Rebecca, les romans les plus sombres. 

Sombre, Il est des hommes qui se perdront toujours l’est, sans nul doute. Mais c’est surtout un roman d’une force peu commune, où l’on retrouve les thèmes chers à l’auteure. Le refus des codes, la quête de soi au mépris de la morale et des normes, l’exploration des marges… 

Et ni les héros du livre, ni le lecteur, n’en sortent indemnes.

Peu importe le nom sur la couverture, Emmanuelle Bayamack-Tam a su imposer une voix à part, d’une intelligence rare, dans la littérature française contemporaine. 

« Après avoir admirablement imaginé un paradis terrestre dans Arcadie, 
l’auteure déploie ici une éblouissante noirceur pour dépeindre 
une forme d’enfer. »
Le Monde

« Rebecca Lighieri n’existe pas, mais elle écrit comme Abdellatif Kechiche filme : sensuel, âpre, bourré d’énergie jusque dans la noirceur, avec une conscience aigüe du tragique qui, lui, palpite dans des quartiers trop souvent ignorés par le roman français. Rebecca Lighieri, c’est Zola qui aurait écouté NTM et ma foi, c’est une claque.»
L’Obs

« Emmanuelle Bayamack-Tam compose d’excentriques et sensationnels romans, (…) bombes narratives sophistiquées généralement portées par les voix d’énergiques narratrices, âmes rebelles captivés de corps hors norme.».
Télérama

Bibliographie sélective

Une fille du feu

P.O.L., 2008

Si tout n’a pas péri avec mon innocence

P.O.L., 2013

Les Garçons de l’été

P.O.L., 2017

Arcadie

P.O.L, 2018

Il est des hommes qui se perdront toujours

P.O.L., 2020