Photo © Cyril Herrynb

Séverine Chevalier

Ce qu'en dit la presse ...

Séverine Chevalier, c’est une plume qui vole très haut dans le roman noir.

Elise Lépine dans « Mauvais Genres », France Culture

Si Séverine Chevalier ne semble pas se reconnaître dans la qualification de « roman social » attribuée parfois à ses textes, difficile de récuser celle de « roman noir » : noir parce qu’elle évoque des existences meurtries et solitaires, dans des villes de province qui, même si elles ne « suint[ent] pas le lugubre », sont loin d’être idylliques. Noir, parce que ses personnages se démènent dans un monde violent, si peu fait pour eux, où ils encaissent les hontes, ruminent les « haines rageuses » mais trouvent aussi quelques moments de répit dans la solidarité, l’amitié ou l’amour. Et il y a ce rapport singulier à la terre, à la nature, seul rempart, peut-être, contre la violence sociale. Sans oublier le regard de l’enfant, toujours présent.

Dans son dernier roman, Jeannette et le Crocodile, Blandine, alcoolique, vit avec sa fille Jeannette dans une petite ville thermale sur le déclin. Une vie qui n’est pas idéale mais elles luttent, s’accrochent … jusqu’à l’arrivée de Dirck où tout va se mettre à dysfonctionner ; mais le petit animal sauvage qu’est Jeannette ne se laissera pas faire.

Il faut se laisser porter par l’écriture si singulière de Séverine Chevalier pour en apprécier toutes les variations, la justesse et la beauté sensorielle.

Bibliographie sélective

Recluses

Ecorce, 2011

Clouer l’Ouest

La Manufacture de Livres, 2014

Les Mauvaises

La Manufacture de Livres, 2018

Jeannette et le Crocodile

La Manufacture de Livres, 2022