La place carrée, c’est, depuis 2021, le centre de l’œuvre littéraire de Tristan Saule. Autour de cette place ont poussé les HLM du quartier populaire de la ville de Monzelle, décor de la série dont l’auteur auxerrois vient de publier le cinquième tome, Les sept robes.
Au fil de ces Chroniques de la place carrée, Tristan Saule a créé un petit monde, peuplé de personnages que l’on croise au détour d’une page d’un roman, avant de les retrouver au cœur de l’intrigue du suivant. Avec cette série, l’auteur propose une photographie de la France des années 2020, entre les gilets jaunes, le confinement, et l’arrivée des réfugiés ukrainiens.
Ses héros sont des gens d’extraction modeste, cabossés par la vie et une époque qui ne leur fait pas de cadeaux, et auxquels on s’attache très vite.
Mais les Chroniques de la place carrée, ce n’est pas juste une formidable fresque sociale. C’est aussi une série de romans noirs addictifs. Tristan Saule sait instiller le malaise, faire monter la pression lentement ou, a contrario, plonger brutalement le lecteur dans des scènes de violence sourde presqu’étouffantes.
Mais on aurait tort de résumer l’auteur à ces Chroniques de la place carrée. Sous son vrai nom, Grégoire Courtois, le libraire auxerrois a publié plusieurs autres romans, dans le genre fantastique ou SF, dont le terrifiant Les lois du ciel, remarqué par le New York Times.